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Bulletin de juillet 2010

Éditorial

Nous venons de rentrer de notre voyage dans les Hautes-Alpes qui fut un excellent cru et pour tout dire un succès complet. C’est à cinq voitures, à treize participants et sous le soleil, soulignons le, que nous avons remonté la vallée de la Durance jusqu’aux environs d’Embrun où nous avons posé les bagages dans un hôtel des plus confortables et à la table remarquable. Après le déjeuner dans la citadelle de Montdauphin, nous avons sans plus tarder traqué pendant trois jours nos peintures murales dans les chapelles reculées des profondes vallées de la Guisane et de la Névache. C’est là, au bout du monde ( pour les citadins que nous sommes ) et pour notre plaisir aujourd’hui, que nos aïeux pleins de foi ont peint ces choses merveilleuses qui nous accompagneront, je suis sûr, très longtemps. Pour ma part, j’ai particulièrement vibré sur ces splendides pietàs de village dans lesquelles, grâce à Marie-Claude Leonelli, nous constations l’influence directe de la pietà, dite « de Villeneuve », d’Enguerrand Carton : saint Jean, plein de grâce juvénile tendait doucement les mains pour retirer du front de Jésus la douloureuse couronne d’épines. Et nous imaginions, avec les commentaires de M.C. Léonelli et S. Kovalevsky les influences réciproques de ces artistes italiens et provençaux qui, à l’époque, voyageaient inlassablement de chantier en chantier, s’informaient réciproquement des nouveautés propagées par les gravures des chefs-d’œuvre. C’est pour des minutes comme celles-ci et pour les partager avec les quelques amateurs de goût que sont les adhérents de notre association, que ces voyages sont indispensables et qu’il faut les continuer. Je ne vais pas en faire un compte rendu : cela viendra en son temps. Passez de bonnes vacances et retrouvons-nous à la rentrée pour quelques autres moments de choix. Mais entre-temps, allez donc voir l’exposition inaugurée récemment au musée du Petit Palais : les peintures et sculptures majorquines des XIVe et XVe siècles qui en constituent le sujet, montrent bien le rayonnement dans le bassin méditerranéen des formules italiennes, puis l’affirmation progressive de caractères plus ibériques. Vous avez tout l’été pour voir cette superbe exposition : N’oubliez pas que votre carte de membre de notre association vous assurant la gratuité, vous pouvez la voir plusieurs fois. Et cela nous permettra d’en discuter ensemble agréablement et savamment lors d’une visite commune à la rentrée.

François-Marie Legœuil

Autres expositions

Aux archives municipales de Marseille, jusqu’au 27 novembre l’exposition «  Marseille au Moyen Âge  » met en exergue les institutions municipales et l’activité économique de la ville ; la vie religieuse et la production artistique ne sont qu’évoquées. Lui servant de catalogue, un ouvrage collectif dû aux meilleurs spécialistes, était paru fin 2009 aux éditions Désiris, sous le titre « Marseille au Moyen Âge, entre Provence et Méditerranée, les horizons d’une ville portuaire » ( 430 pages, ill., 39 € )

La multiplication des découvertes archéologiques dues aux grands travaux d’aménagement du territoire ou à la rénovation des centres urbains anciens, donne régulièrement lieu à des expositions. Actuellement, deux d’entre elles offrent une session sur la période médiévale :

À Strasbourg, au musée archéologique, jusqu’au 31 août : « Dix ans de fouilles en Alsace » ;

À Amiens, au musée de Picardie, jusqu’au 19 septembre : « 2000 ans d’histoire urbaine ».

Dans cet ordre d’idées, signalons la synthèse «  Trente ans d’archéologie médiévale en France. Un bilan pour un avenir », ouvrage collectif sous la direction de Jean Chapelot. Caen, Publications du CRAHM, 2010.

Au château de Langeais, jusqu’au 15 août : «  À table au Moyen Âge » présente des objets de cuisine et de table.

Au musée de Normandie, dans le château de Caen  : jusqu’au 31 octobre, « La pierre de Caen, des dinosaures aux cathédrales  » regroupe un bel ensemble de sculptures médiévales, certaines venues d’Angleterre.

Présentations

À la cathédrale d’Aix-en-Provence, la longue restauration du triptyque de Nicolas Froment, le Buisson Ardent ( 1475 ) est terminée, mais celle de la chapelle Saint-Lazare dans laquelle il doit être installé, a connu plusieurs contretemps. Pour ne pas priver davantage les visiteurs de la vision du retable, des fenêtres ont été ménagées dans la paroi qui clôturait la chapelle-atelier, et huit panneaux explicatifs sont placés à proximité. Une petite brochure reprenant ces textes est également disponible.

Dans un même souci d’accessibilité, le panneau de l’Annonciation d’Aix ( 1453 ) a été transporté à l’église du Saint-Esprit, rue Espariat, l’église de la Madeleine qui l’abrite habituellement, frappée par un arrêté de péril, étant en cours de travaux. Ce transfert a été rendu possible par le fait que le panneau est enfermé dans une boîte climatique.

Pendant la restauration du musée des Beaux-Arts de Dijon, l’une de ses œuvres emblématiques voyage aux États-Unis. Il s’agit des 39 statuettes en albâtre, provenant du tombeau du duc de Bourgogne Jean sans Peur ( mort en 1419 ), et exécutées par Jean de la Huerta et Antoine Le Moiturier, deux sculpteurs ayant fait une partie de leur carrière à Avignon. Une quarantième statue, conservée au musée de Cleveland, complète la série des Pleurants, religieux de tout rang, soldats et laïcs. Cette « tournée » américaine, commencée en mars dernier, durera jusqu’en avril 2012 ; après le Metropolitan Museum de New York, des étapes sont prévues à Saint-Louis, Dallas, Minneapolis, Los Angeles, San Francisco et Richmond.

À Digne, est désormais ouverte au public la crypte archéologique aménagée sous la cathédrale Notre-Dame du Bourg. On y voit les différentes étapes de l’occupation du site depuis le 1er siècle après J.-C., une première église du Ve siècle, les fondations du clocher-porche du XIe ; la cathédrale elle-même, à nef unique, du XIIe siècle, est l’un des plus intéressants monument roman de la région.

La crypte est ouverte tous les jours sauf mardi, de 10 à 12 et de 15 à 18 h ; entrée 4€, gratuit pour les moins de 21 ans ; pour des visites guidées, s’adresser au musée Gassendi, 04 92 31 45 29.

Spectacles

Au musée de Cluny-musée national du Moyen Âge, trois chanteuses accompagnées de viole, harpe et percussions, pour un récital de chansons polyphoniques en Italie à la fin du Moyen Age, les 8 et 9 août, à 16 h le dimanche et à 12h30 le lundi ; se présenter à la caisse 30 mn avant l’heure du concert.

À Amiens, des projections d’images numériques en haute définition sur la façade occidentale de la cathédrale, composent un spectacle déjà apprécié par 1.635.000 visiteurs. Les couleurs ne sont pas dues au hasard, elles ont été dictées par les traces de polychromie des sculptures, découvertes lors du nettoyage et de la restauration de la façade.

Le spectacle, gratuit, a lieu chaque jour, à 22h30 en juillet, à 22 h en août, à 21h45 en septembre.

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