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Bulletin de janvier 2021

Chers amis membres du Centre

Certains d’entre vous ont du s’étonner ces derniers mois de ne plus recevoir de nouvelles du Centre. La lassitude éprouvée par beaucoup d’entre nous face à la prolongation des mesures sanitaires, pénalisant en particulier le secteur culturel, m’a atteinte en fin d’année, je l’avoue. Nous avons aussi partagé le chagrin de plusieurs d’entre nous, frappés du deuil de proches, parents, époux ou enfants. Nous les assurons de toute notre sollicitude, de même que nous souhaitons une bonne convalescence à ceux qui ont été touchés par l’épidémie.

Une nouvelle année, même débutée sous des auspices bien incertains, doit néanmoins nous insuffler espoir et reprise de projets.

Faisons d’abord un bref retour sur 2020. Contrairement à d’autres associations, l’année n’a pas été complètement blanche. Avant le premier confinement, nous avons pu nous réunir le 15 février pour l’assemblée générale annuelle et pour un exposé sur les problèmes d’attribution posés par un petit panneau passé en vente publique. Et par une belle journée de fin septembre nous avons visité le château de Lourmarin. Nous avons poursuivi nos acquisitions pour la bibliothèque. François-Marie Legoeuil a profité du confinement pour enrichir considérablement le site du Centre, que nous vous invitons à consulter : http://peinturemedievale.fr.

Nous avons du renoncer à notre voyage annuel, alors que vous aviez reçu son programme, préparé par Rosalind Falvey qui devait nous emmener en Belgique en juin. Et nous n’avons pas pu pousser plus loin les projets de visite, de l’exposition en cours au Petit Palais, du CICRP de Marseille, de Saint-Gilles-du-Gard. À l’automne, Gérard Guyot était prêt à nous faire partager son intérêt pour les manuscrits du Tacuinum sanitatis, copiés et illustrés en Italie du nord, mais le re-confinement nous a pris de vitesse.

En 2021, nous comptons bien pouvoir reprogrammer les visites prévues et le voyage en Belgique. La conférence de Gérard pourra avoir lieu dès qu’un allègement des mesures sanitaires permettra à la vie associative de reprendre sans trop de contraintes. D’autres activités, nouvelles, sont en préparation. Isabelle Duval prenant très bientôt sa retraite, nous ferons comme il y a quelques années, appel aux volontaires pour assurer périodiquement l’ouverture de la bibliothèque, en attendant son remplacement.

Nous vous espérons prêts à retrouver la convivialité de notre groupe.

Les membres du conseil d’administration se joignent à moi pour souhaiter à chacun d’entre vous, une très bonne année, afin que le vaste champ des possibles offert par ce nouvel an soit dominé par des évènements heureux, grands ou petits, collectifs et privés

À bientôt, Marie-Claude Leonelli


Publications :

ANNONCES

Chiara Frugoni, François : le message caché dans les fresques d’Assise paru en novembre 2020, Les Belles Lettres, relié, 746 pages, 55€. Il ne s’agit pas seulement d’un "beau livre" à offrir pour les fêtes de fin d’année, mais de la somme du travail de toute une vie d’historienne médiéviste.

- Michel Hérold, Les vitraux du Midi de la France, Presses universitaires de Rennes, juin 2020, relié, 398 pages, 45€. Consacré à l’Occitanie et à la région PACA, ce XIe volume du recensement des vitraux anciens de la France (Corpus Vitrearum) fait la part belle à la période médiévale.

- Geneviève Bresc et alii, Les saints de Solesmes, Editions de Solesmes, janvier 2021, relié, 176 pages, nombreuses photos inédites, 39€. Dans la foulée de l’engouement pour la période "1500", cet ouvrage revient, après leur restauration, sur deux ensembles sculptés de l’abbaye, la Mise au tombeau et la chapelle de la Vierge.

- Tant que nous pouvons nous déplacer, visitons les environs avec Le guide du patrimoine près de chez vous, présenté par la Fondation du Patrimoine et la Mission Stéphane Bern : notices sur les édifices, itinéraires et cartes. Diffusion Flammarion, broché, 115 pages, 115 ill., 15€.

EXPOSITIONS signalées sous toutes réserves, vues les circonstances.

De report en fermeture, certaines expositions n’auront finalement été visibles que peu de temps. Il en est ainsi, au musée du Louvre, pour :

- Le peintre et graveur Albert Altdorfer, maître de la Renaissance allemande, prévue du 1er octobre au 4 janvier, ouverte pendant le seul mois d’octobre, et pour :

- Le corps et l’âme. De Donatello à Michel-Ange, sculptures italiennes de la Renaissance  : annoncée pour le printemps dernier, repoussée à l’automne, finalement accessible du 22 au 31 octobre seulement. Cette exposition était la suite chronologique de celle que nous avons visitée ensemble en 2013, intitulée Le printemps de la Renaissance. La sculpture et les arts à Florence, 1400-1460. Le regret est d’autant plus vif que le public français n’a que rarement l’occasion de voir des manifestations d’envergure consacrées à la sculpture.

On pourra se reporter aux catalogues de ces deux expositions (celui sur Altdorfer est actuellement en accès libre dans la salle du rez-de-chaussée de la médiathèque Ceccano), aux suppléments des revues d’art, et aux visites virtuelles sur le site du Louvre.

D’autres expositions n’ont pas été déprogrammées et attendent la réouverture espérée des établissements :

- au musée du Petit Palais d’Avignon, L’atelier du peintre en Italie, XIII°- XVI° siècles, exposition-parcours dans les salles, qui, tournant le dos aux habitudes muséales, vise à expliciter la matérialité des panneaux peints et leurs usages liturgiques ou domestiques. Nous reconnaissons là l’optique qui est la nôtre dans les conférences, visites et voyages du Centre. Les reconstitutions de matériaux et outils présentés en début d’exposition sont l’œuvre de Patrick Varrot, ancien de notre séminaire qui nous avait il y a quelques années présenté ses recherches sur le dessin au Moyen Age.

Le cycle de conférences prévu pour accompagner l’exposition est également suspendu à la levée des règles sanitaires.

- au Musée national de la Renaissance au château d’Ecouen, Émailler le verre à la Renaissance. Sur les traces des artistes verriers, entre Italie et France, inaugurée le 13 octobre, devant se terminer le 14 février, cherche à distinguer les productions vénitiennes du XV° siècle, des imitations développées partout en Europe dès le début du XVI° siècle. Une autre exposition aurait du s’ouvrir en novembre et durer jusqu’au 12 avril : Le Renouveau de la Passion, sculpture religieuse entre Chartres et Paris autour de 1540, moment où dans ces deux foyers artistiques se met au point l’esthétique plus tard qualifiée de classique.

- au Domaine de Chantilly, l’exposition Collectionner les Livres d’heures. Trésors du duc d’Aumale, inaugurée en septembre dernier, est prolongée jusqu’au 28 février. La collection de plus de soixante Heures manuscrites ou imprimées, du XIII° au XVI° siècle, réunie par le fondateur du musée Condé, permet de retracer tous les aspects de ces livres de piété, réalisés ou personnalisés à la demande. Cet ensemble éminent est dominé par les deux célèbres manuscrits des Très Riches Heures du duc de Berry et des Heures d’Etienne Chevalier. Les 412 pages du premier, enluminées par les frères Paul, Jean et Herman de Limbourg au début du XV° siècle, sont accessibles dans l’exposition par feuilletoir numérique.

Lieu : Cabinet des livres du château, de 10 à 18 h, fermé le mardi. Entrée incluse dans le billet Domaine (château, parc, grandes écuries, expositions : 17€).